{"id":531,"date":"2018-04-16T17:48:12","date_gmt":"2018-04-16T15:48:12","guid":{"rendered":"http:\/\/alexiskaracostas.fr\/?p=531"},"modified":"2018-04-22T23:32:44","modified_gmt":"2018-04-22T21:32:44","slug":"a-propos-de-larticle-de-carole-gutman-revue-de-lafils","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/alexiskaracostas.fr\/?p=531","title":{"rendered":"\u2666 \u00c0 propos de l\u2019article de Carole Gutman <br \/>\u00ab\u00a0L&rsquo;interpr\u00e8te en situation psychiatrique\/psychoth\u00e9rapeutique\u00a0\u00bb <br \/>Le Journal de l&rsquo;AFILS, n\u00b056, juillet 2005, pp. 32-34"},"content":{"rendered":"<h5 style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Sollicit\u00e9 pour commenter l\u2019article de Carole Gutman, je me bornerai \u00e0 formuler quelques remarques, convaincu qu\u2019il est vain de pr\u00e9tendre \u00e9puiser un sujet aussi vaste et aussi riche\u00a0en un article ou m\u00eame en un livre.<\/span><\/h5>\n<h5 style=\"text-align: justify;\"><\/h5>\n<h5 style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">En France, la pr\u00e9sence d\u2019un(e) interpr\u00e8te langue orale\/langue des signes dans les entretiens psychiatriques\/psychoth\u00e9rapeutiques entre soignants entendants et patients sourds rev\u00eat un caract\u00e8re encore exceptionnel, contrairement aux pratiques devenues courantes des professionnels des \u00c9tats-Unis, pour ne citer que cet exemple. Or l\u2019intervention d\u2019un interpr\u00e8te dans des entretiens de ce type pose, d\u2019embl\u00e9e ou \u00e0 la longue, une s\u00e9rie de questions.<\/span><\/h5>\n<h5 style=\"text-align: justify;\"><\/h5>\n<h5 style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Du c\u00f4t\u00e9 du th\u00e9rapeute, il est commode, pour des raisons pratiques mais aussi th\u00e9oriques, de distinguer les entretiens \u00e0 vis\u00e9e diagnostique (\u00e9valuation d\u2019une situation et proposition d\u2019orientation th\u00e9rapeutique) de ceux qui tentent de soulager le patient de sa souffrance (th\u00e9rapie proprement dite). C\u2019est pourquoi il est fr\u00e9quent que les soignants consid\u00e8rent la pr\u00e9sence d\u2019interpr\u00e8te plus adapt\u00e9e aux entretiens \u2013 \u00ab\u00a0\u00e9tats des lieux\u00a0\u00bb occasionnels, qu\u2019aux s\u00e9ances qui engagent le patient vers la modification de son comportement.<\/span><\/h5>\n<h5 style=\"text-align: justify;\"><\/h5>\n<h5 style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Or, aussi commode soit-elle, cette distinction sch\u00e9matique se trouve souvent contredite par les faits et se r\u00e9v\u00e8le ainsi fausse. Un diagnostic, un \u00ab\u00a0\u00e9tat des lieux\u00a0\u00bb de la situation d\u2019un patient peut en effet n\u00e9cessiter de tr\u00e8s nombreux entretiens s\u2019\u00e9talant sur un longue p\u00e9riode. Certaines affections, certains traumatismes ne peuvent \u00eatre \u00e9valu\u00e9s correctement qu\u2019avec un long recul et le diagnostic peut n\u2019\u00eatre assur\u00e9 que r\u00e9trospectivement. C\u2019est m\u00eame souvent le d\u00e9but de modification du comportement qui confirme ou infirme l\u2019impression diagnostique initiale. Inversement, un entretien peut rev\u00eatir un caract\u00e8re th\u00e9rapeutique d\u00e8s la premi\u00e8re rencontre entre le patient et le soignant, soit parce qu\u2019il y avait urgence, soit parce que l\u2019\u00e9change a rapidement lib\u00e9r\u00e9 chez le patient des initiatives salutaires qui n\u2019attendaient que cette occasion pour se produire. L\u2019\u00e9valuation diagnostique et la th\u00e9rapie apparaissent donc intrins\u00e8quement li\u00e9es et, que les entretiens demeurent isol\u00e9s ou qu\u2019ils se multiplient, l\u2019interpr\u00e8te qui se risque \u00e0 coop\u00e9rer s\u2019expose toujours \u00e0 des enjeux qui d\u00e9bordent largement ceux d\u2019une traduction.<\/span><\/h5>\n<h5 style=\"text-align: justify;\"><\/h5>\n<h5 style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Du c\u00f4t\u00e9 de l\u2019interpr\u00e8te, la pr\u00e9sence syst\u00e9matique de ce dernier dans les entretiens psychiatriques entra\u00eene l\u2019exercice de son m\u00e9tier vers une sorte de sp\u00e9cialisation qui le m\u00e8ne aux confins de son r\u00f4le, l\u00e0 o\u00f9 les fronti\u00e8res ne sont plus aussi nettes entre ce qu\u2019on attend de lui et ce qu\u2019on attend du th\u00e9rapeute. J\u2019ai rencontr\u00e9 des interpr\u00e8tes fran\u00e7ais que pr\u00e9occupent beaucoup les d\u00e9rives de leur pratique d\u00e8s lors que leur pr\u00e9sence r\u00e9guli\u00e8re entre des interlocuteurs identiques pose la question du respect de leur d\u00e9ontologie, lorsqu\u2019ils r\u00e9alisent, par exemple, que par la force des choses ils deviennent partie int\u00e9grante de la th\u00e9rapie. Cette prise de conscience peut les amener \u00e0 rebrousser chemin et \u00e0 refuser de s\u2018engager plus avant dans ce type d\u2019entretiens. En revanche, sans chercher \u00e0 g\u00e9n\u00e9raliser, j\u2019ai pu constater que des interpr\u00e8tes nord-am\u00e9ricains semblent se rallier \u00e0 une d\u00e9finition souvent plus \u00e9lastique de leur r\u00f4le et ne craignent pas de franchir le pas de la th\u00e9rapie, sciemment ou non.<\/span><\/h5>\n<h5 style=\"text-align: justify;\"><\/h5>\n<h5 style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">La question peut aussi \u00eatre abord\u00e9e par un autre biais. La compr\u00e9hension d\u2019un message n\u00e9cessite la construction d\u2019un sens. Ce sens n\u2019est pas donn\u00e9 \u00e0 un interlocuteur qui le re\u00e7oit passivement, il est construit par lui dans un processus actif. Il en va ainsi de toute interlocution. Dans une situation duelle, la pr\u00e9sence d\u2019un interpr\u00e8te introduit une instance suppl\u00e9mentaire\u00a0: le th\u00e9rapeute construira un sens \u00e0 partir du dire de l\u2019interpr\u00e8te, lequel a lui-m\u00eame construit un sens \u00e0 partir du dire du patient (et le processus op\u00e8re en sens inverse lorsque c\u2019est au tour du th\u00e9rapeute de s\u2019exprimer). Il est clair que dans ce dispositif, la relation n\u2019est plus duelle mais plurielle. Je nuancerai ici l\u2019affirmation de Carole Gutman lorsqu\u2019elle \u00e9crit que \u00ab\u00a0la relation duelle est \u00e0 privil\u00e9gier\u00a0\u00bb. En psychiatrie, dans le domaine du diagnostic comme dans celui de la th\u00e9rapie, les pratiques varient et les entretiens duels ne constituent pas la seule mani\u00e8re de travailler des soignants (qu\u2019on songe aux entretiens familiaux, aux th\u00e9rapies de couple, aux entretiens avec un patient auxquels participent deux th\u00e9rapeutes, etc.). Simplement, la pr\u00e9sence d\u2019un(e) interpr\u00e8te complexifie le dispositif par l\u2019introduction de param\u00e8tres suppl\u00e9mentaires qu\u2019il y a lieu de prendre en compte dans une analyse correcte des donn\u00e9es cliniques recueillies au cours de l\u2019entretien. Le danger r\u00e9side non dans la pr\u00e9sence d\u2019un(e) interpr\u00e8te mais dans la n\u00e9gligence de ces param\u00e8tres et de leurs effets dans la relation soignant-soign\u00e9.<\/span><\/h5>\n<h5 style=\"text-align: justify;\"><\/h5>\n<h5 style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Lors d\u2019une rencontre, on appr\u00e9ciera ou non les effets de la pr\u00e9sence d\u2019un(e) interpr\u00e8te selon qu\u2019on met l\u2019accent sur la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019un transfert de discours (sur le r\u00f4le de passeur de l\u2019interpr\u00e8te) ou sur les in\u00e9vitables transformations de sens qu\u2019entra\u00eene ce dispositif (lorsque l\u2019interpr\u00e8te fait \u00e9cran au transfert d\u2019un message). C\u2019est pourquoi le recours \u00e0 un(e) interpr\u00e8te en milieu psychiatrique appara\u00eet tellement ambigu\u00a0: dans certaines occasions, ne pas faire appel \u00e0 un interpr\u00e8te-passeur peut se r\u00e9v\u00e9ler aussi pr\u00e9judiciable, bien que pour des raisons diff\u00e9rentes, qu\u2019accepter un interpr\u00e8te-\u00e9cran.<\/span><\/h5>\n<h5 style=\"text-align: justify;\"><\/h5>\n<h5 style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Ce que les divers exemples fournis par Carole Gutman mettent particuli\u00e8rement en exergue, c\u2019est le caract\u00e8re sp\u00e9cifique de la relation soignante par rapport \u00e0 toute autre situation d\u2019interpr\u00e9tation. Un entretien psychiatrique n\u2019est pas fait que d\u2019\u00e9changes verbaux. Certes, la parole en constitue une part essentielle, mais la part du \u00ab\u00a0non-verbal\u00a0\u00bb, comme l\u2019on dit souvent sans pourtant d\u00e9finir le contenu de ce fourre-tout, n\u2019en est pas moins n\u00e9gligeable. Les gestes, les comportements, les actes, volontaires ou involontaires, produits au cours de l\u2019entretien, les corps en pr\u00e9sence (l\u2019histoire, l\u2019\u00e2ge, la condition physique, les croyances, la culture, etc., des participants) repr\u00e9sentent incontestablement une dimension essentielle \u00e0 soumettre \u00e0 l\u2019analyse. L\u2019interpr\u00e8te est l\u00e0 pour transmettre du sens, voil\u00e0 qui est entendu. Or il faut rappeler que la question du sens est ins\u00e9parable de celle du langage, mais qu\u2019elle ne s\u2019y r\u00e9duit pas. C\u2019est au contraire le sens qui exc\u00e8de et englobe le langage, qui le pr\u00e9c\u00e8de et qui subsiste quand il n\u2019y a plus de langage. Nombre de psychanalystes f\u00e9tichisent le langage (\u00ab\u00a0tout est langage\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0l\u2019inconscient est structur\u00e9 comme un langage\u00a0\u00bb, etc.) et, en nouveaux th\u00e9ologiens, le posent comme principe de toute chose (\u00ab\u00a0au d\u00e9but \u00e9tait le verbe\u00a0\u00bb). Pourtant, \u00ab\u00a0le signe de la chose n\u2019est pas la chose, et une s\u00e9miologie ne peut donc pas expliquer les choses. Or, les choses ont du sens. [\u2026] Ce qu\u2019il y a d\u2019originaire et d\u2019originel dans le sens est irr\u00e9ductible au s\u00e9miotique\u00a0\u00bb (Augustin Berque, <em>\u00c9coum\u00e8ne, Introduction \u00e0 l\u2019\u00e9tude des milieux humains,<\/em> Paris, Belin, 2000, p. 118).<\/span><\/h5>\n<h5 style=\"text-align: justify;\"><\/h5>\n<h5 style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Le non-verbal, le hors langage participe \u00e0 la construction du sens. Mais ce qui est demand\u00e9 \u00e0 l\u2019interpr\u00e8te c\u2019est seulement de traduire des paroles. Que les \u00e9l\u00e9ments non-verbaux, hors langage, impriment leur marque dans la construction d\u2019un sens (en concourant voire parfois en s\u2019opposant \u00e0 cette construction) ne change rien \u00e0 l\u2019affaire\u00a0: le r\u00f4le princeps d\u2019un interpr\u00e8te est de traduire du verbal en verbal. Le r\u00f4le du th\u00e9rapeute est certainement plus large\u00a0: il consiste aussi \u00e0 prendre en consid\u00e9ration ces donn\u00e9es hors langage pour elles-m\u00eames et \u00e0 les agr\u00e9ger au dire du patient pour d\u00e9gager un sens plus global. Confront\u00e9 \u00e0 la situation de son patient, le soignant ne saurait se limiter \u00e0 son seul dire. Les errements des psychanalystes sont souvent l\u2019effet d\u2019une n\u00e9gligence du non-verbal (des comportements, du corps, etc.) au profit du seul mat\u00e9riel verbal (f\u00e9tichisation du signifiant). C\u2019est aussi dans cette perspective r\u00e9ductrice que certains consid\u00e8rent la bonne interpr\u00e9tation comme le <em>nec plus ultra<\/em> de l\u2019analyse (la solution est toujours dans le langage). De tout autres conceptions et pratiques psychoth\u00e9rapeutiques \u00e9mergent chaque fois que, reconsid\u00e9rant la place du langage, on enracine le sens hors du langage. La modification th\u00e9rapeutique ne r\u00e9side plus dans la seule interpr\u00e9tation mais dans l\u2019action et dans le geste\u00a0: le th\u00e9rapeute s\u2019attend \u00e0 et pr\u00e9pare la mise en mouvement du patient. Il ne s\u2019agit pas de nier la valeur de la parole mais d\u2019en montrer le caract\u00e8re \u00e9minemment relatif par rapport au non-verbal. En ce sens, une interpr\u00e9tation n\u2019a de valeur que pour autant qu\u2019elle participe \u00e0 cette mobilisation globale de l\u2019\u00eatre. C\u2019est exc\u00e9der le r\u00f4le de l\u2019interpr\u00e8te que de lui demander d\u2019interpr\u00e9ter les gestes\u00a0(entendons ici la gestualit\u00e9 non-verbale, les comportements) : s\u2019ex\u00e9cutant, il en devient th\u00e9rapeute \u00e0 son tour.<\/span><\/h5>\n<h5 style=\"text-align: justify;\"><\/h5>\n<h5 style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Partant du texte de Carole Gutman, il me para\u00eet important d\u2019essayer de d\u00e9gager quelques lignes directrices de ce qui pourrait constituer un travail d\u2019analyse en profondeur des situations d\u2019interpr\u00e9tation \u00e0 vis\u00e9e soignante.<\/span><\/h5>\n<h5 style=\"text-align: justify;\"><\/h5>\n<h5 style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Il serait essentiel de distinguer les effets de la pr\u00e9sence et du <em>modus operandi<\/em> d\u2019un interpr\u00e8te lors d\u2019une rencontre psychiatrique sur le d\u00e9roulement de l\u2019entretien, sur le propre v\u00e9cu de l\u2019interpr\u00e8te, sur le comportement du soignant et sur celui du patient. Le dispositif produisant des effets cliniques distincts selon sa configuration, il serait du plus grand int\u00e9r\u00eat de comparer 1) les r\u00e9sultats d\u2019entretiens avec interpr\u00e8te \u00e0 ceux d\u2019entretiens sans interpr\u00e8te, 2) les effets d\u2019entretiens avec interpr\u00e8te \u00e0 ceux d\u2019entretiens avec un(e) m\u00e9diateur\/trice sourd(e), 3) les donn\u00e9es observables d\u2019entretiens de th\u00e9rapeute sourd avec un patient sourd et 4) les effets de la pr\u00e9sence d\u2019un interpr\u00e8te sur le d\u00e9roulement d\u2019un entretien entre un th\u00e9rapeute sourd, un patient sourd et un membre de sa famille entendante.<\/span><\/h5>\n<h5 style=\"text-align: justify;\"><\/h5>\n<h5 style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Ce travail d\u2019analyse est d\u00e9j\u00e0 entam\u00e9\u00a0: des r\u00e9unions internationales s\u2019y sont d\u00e9j\u00e0 consacr\u00e9es, des publications (en trop petit nombre malheureusement) ont vu le jour. Il conviendrait de le poursuivre en constituant un groupe permanent de recherche (interpr\u00e8tes, th\u00e9rapeutes, personnel soignant, etc.), ce \u00e0 quoi l\u2019association GESTES pourrait contribuer dans le cadre d\u2019un partenariat avec l\u2019AFILS et toute partie concern\u00e9e, sous toute forme que ce soit (rencontres-peau, chat-conf\u00e9rences, visio-conf\u00e9rences, recueil de s\u00e9quences vid\u00e9o, \u00e9crits, etc.). Le site de l\u2019association GESTES (<a style=\"color: #000000;\" href=\"http:\/\/www.gestes.org\/\">www.gestes.org<\/a>) est sur le point d\u2019\u00eatre mis en ligne et sera utilisable d\u00e8s la rentr\u00e9e\u00a0: il pourrait utilement \u00eatre mis \u00e0 contribution.<\/span><\/h5>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Sollicit\u00e9 pour commenter l\u2019article de Carole Gutman, je me bornerai \u00e0 formuler quelques remarques, convaincu qu\u2019il est vain de pr\u00e9tendre \u00e9puiser un sujet aussi vaste et aussi riche\u00a0en un article ou m\u00eame en un livre. 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